Comprendre sa procrastination, lui mettre un droit bien senti, et se mettre enfin au boulot

Écrit par Claire | Catégorie Productivité | Publié le 23.09.2021

Je sais pas si t'es comme moi, mais tu as certainement déjà dû une fois te retrouver à planifier un truc, ou à vouloir intensément réaliser un projet #badass et... ne rien faire. Ou en profiter pour faire des milliards de choses d'autres.

Alors, dans cet article, on va parler procrastination, son mécanisme et ses 3 principales sources.

Afin que tu puisses lui tordre le cou, définitivement.

Mais avant que l'on plonge dans le cœur du sujet, sache une chose Sister:

Tu n'es pas seule à procrastiner. Tout le monde procrastine plus ou moins.

Depuis que les humains existent, nous nous efforçons de retarder, d'éviter et de procrastiner sur des problèmes / projets / activités / objectifs qui sont importants pour nous.

D'après de récentes statistiques [1], la procrastination affecte 20% de la population et a quadruplé les 30 dernières années. Une étude de 2019 a montré que plus de 60% des français procrastinent en ce qui concerne le sport et l'exercice physique, 36% pour les grands choix de vie (déménagement, changement de carrière ou de partenaire) et 24% au travail [2].

Bref. La procrastination nous affecte à tous les niveaux, sapant peu à peu notre capacité à voir le positif et à exprimer ses sentiments, ses émotions et ses besoins [3]. Et nous allons dans cet article l'éradiquer à coups de solutions #badass rebelles. Cet article va te permettre de mieux connaître et comprendre TA procrastination. Car sous le soleil tueur de la procrastination, nous ne sommes pas toutes pareilles.

Et si tu veux des solutions immédiates, tu peux te procurer le guide Get the Shit Done! où tu trouveras une méthode du feu de dieu pour arrêter de procrastiner, ainsi que 47 solutions pratiques et simples à mettre en place.

C'est parti? Let's go!

As-tu du mal à te motiver et cherche une solution efficace?

Qu'est ce que la procrastination?

Quand j'ai demandé à une copine récemment si elle procrastinait, elle m'a répondu qu'elle ne savait pas comment elle se débrouillait mais dès qu'elle devait se mettre à son projet business ou enfin répondre à cet email ultra urgent de son éditeur, elle était miraculeusement attirée par la pile de linge qui s'entassait dans un coin de son salon. Et retrouvait une motivation d'enfer pour chercher pendant des heures la chaussette rose étoilée de sa fille qui manque depuis des semaines.

Après quelques secondes de silences bien senties, elle a fini par ajouter. Ben ouais. Je procrastine à mort.

Blong. Et Re blong.

C'est que la procrastination est insidieuse et qu'elle se cache sous un tas de comportements différents:

  • Tentatives d'évitements par d'autres activités "utiles" mais non prioritaires
  • Refuge dans des activités de plaisir immédiat, style sessions interminables de Sugar Crush, 
  • Ne rien faire du tout.

Mais au fond, la procrastination revient à une seule chose. Et ce sont les grecs qui nous ont mis sur la voie, il y a de cela il y 2000 ans et quelques.

Car il faut que tu le saches Sister, les êtres humains procrastinent depuis des siècles. C'est un comportement si banal que des philosophes grecs antiques comme Socrate et Aristote ont développé un mot pour décrire ce type de comportement: Akrasia.

Akrasia, acrasie en français, est le fait d'agir à l'encontre de son meilleur jugement. C'est quand tu fais une chose même si tu sais que tu devrais faire autre chose. Comme scroller sur insta 3000 recettes de smoothie à la fraise au lieu de boucler les dernières slides pour ta réunion importante de demain.

Librement traduit, on pourrait dire que l'acrasie est une procrastination ou un manque de maîtrise de soi.

Mais voici une définition plus moderne: "La procrastination est l'acte de retarder ou de reporter une tâche ou un ensemble de tâches."

Donc, que tu l'appelles procrastination, acrasie ou autre chose, c'est la force obscure qui t'empêche de suivre ce que tu as décidé de faire.

Avant d'aller plus loin, j'ai une bonne nouvelle pour toi si tu procrastines.

Tu n'es pas paresseuse. 

Les personnes paresseuses ne souhaitent pas réaliser la tâche car elles ne l'estiment pas nécessaire. Les personnes qui procrastinent veulent la faire, mais s'en trouvent toujours détournées par des causes que nous allons voir plus loin.

Autre distinction importante: la procrastination n'est pas nécessairement un problème de motivation. Certaines personnes peuvent être très motivées pour effectuer la tâche mais se débrouiller pour ne jamais la réaliser.

Ok, les définitions sont bonnes à prendre, mais si tu es là, c'est probablement pour mieux comprendre pourquoi tu procrastines et ce que tu peux faire pour la diminuer.

Et ça tombe bien car c'est ce que nous allons regarder dans cet article.

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Les causes de la procrastination

Comme c'est un problème aussi vieux que le monde, touchant près d'un cinquième de la population, et que nous fonctionnons toutes et tous suivant des modes différents, ce n'est pas étonnant qu'il y aient des tonnes et des tonnes de causes à la procrastination.

Mais les causes de la procrastination peuvent être rassemblées en fonction de trois grandes origines:

  • La tâche à effectuer
  • La récompense qu'elle apporte
  • La personne qui l'effectue

Nous allons maintenant décortiquer ces 3 origines.

Source 1 de la procrastination: la tâche elle-même.

Une tâche mal définie peut être la cause de la procrastination. Une activité floue, pas claire, mal structurée et ça devient super facile de la skipper.

Parce qu'avant même de t'y mettre, il va falloir que tu clarifies ce que tu dois faire exactement, quelle première action tu dois mettre en place. Cette énergie d'activation peut être tellement grande qu'elle peut aboutir à un évitement total de la tâche à faire.

Source 2 de la procrastination: la récompense.

Généralement, tu es motivée à effectuer une tâche pour obtenir un résultat qui te convient. 

En d'autres termes, la motivation à réaliser la tâche est intimement liée à la récompense que tu vas obtenir en l'effectuant, soit pendant, soit après.

La récompense peut être associée aux résultats mais aussi à d'autres facteurs:

  • Tu avances vers un objectif particulier (exemple: tu postes sur les réseaux sociaux pour amener du traffic sur son site web),
  • Tu éprouves du plaisir sensoriel ou psychologique (exemple: tu manges un carré de chocolat pour ressentir son parfum doux et légèrement amer dans ta bouche, associé au cric-crac-croc de la noisette qui apporte le summum du divin. Oui, tu auras deviné, j'aime le chocolat.)
  • Tu combles un besoin (exemple: tu finis ta présentation pour le lendemain afin d'éviter de ressentir les vagues négatives associées avec la gêne + honte puissance 3000 de bafouiller devant 200 personnes en montrant des slides à moitié bancales.)
  • Tu ressens un dépassement de soi (exemple: tu fais ta séance de sport pour ressentir la satisfaction mentale + la libération d'endorphines qui te font te transformer en déesse Zen pour le reste de la journée.)

Dans tous les cas, il s'agit d'une récompense dans le sens qu'elle apporte une émotion positive ou empêche une émotion négative de se développer. Et là où c'est génial (tu vas voir pourquoi plus tard), c'est qu'une même tâche peut induire plusieurs récompenses. 

Mais si les récompenses associées à la tâche sont mal définies, la motivation est fortement réduite et les chances de procrastiner augmentent drastiquement.

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Source 3 de la procrastination: ton attitude face à la tâche.

La dernière source de procrastination, et non des moindres, et bien... c'est toi-même Sister. Typiquement, quatre biais principaux peuvent t'amener à procrastiner.

  • Tendance à idéaliser la tâche. Il y a des gens qui ont tendance à vouloir optimiser, donner le meilleur de ce qu'ils connaissent et finissent ... par ne jamais rien finir. Tu es typiquement dans ce cas là lorsque tu es perfectionniste. Je compatis, j'en suis sacrément une.
  • Tendance à redouter la tâche et ses conséquences. La peur peut jouer un rôle important dans la procrastination. Peur d'échouer, d'être critiquée ou d'être évaluée, ces peurs peuvent être un véritable frein, parfois inconscient, de commencer ou de terminer une tâche.
  • Procrastination par manque d'estime de soi. Auto-sabotage, manque de confiance en ses capacités, syndrome de l'imposteur, toute une palette de comportements qui empêchent non seulement le boulot d'être fait mais qui minent de l'intérieur. 
  • Procrastination par caractère. Manque de persévérance, impulsivité, recherche d'émotions fortes, rebellion mal placée, la liste peut-être longue, mais cela ne veut pas dire que ton trait de caractère doit devenir une excuse à ta procrastination! Et bonne nouvelle, il y a des façons fantastiques de gérer son tempérament (tu trouveras un tuto ici).

Alors ta procrastination, c'est laquelle?

Comme nous l'avons vu, les sources de procrastination possibles sont hyper nombreuses et mieux vaut connaître celles qui t'empêchent de te mettre au boulot. Pour résumer, il y en a 3 principales:

  • La tâche ou l'activité elle-même
  • La récompense que tu espères à l'issue de l'accomplissement de cette tâche
  • Ton attitude face à la tâche

J'espère que la liste ci-dessus t'a aidé à y voir plus clair. As-tu trouvé ta source de procrastination? Ou peut-être en as-tu plusieurs?

Quoi qu'il en soit, tu peux maintenant prendre ta procrastination droit dans les yeux et lui dire de foutre le camp de ta vie!

Si maintenant tu ne sais pas comment t'y prendre pour arrêter concrètement et enfin réaliser les projets dont tu rêves, je te conseille le guide Get the Shit Done. Il contient ma méthode DeepFly, géniale pour arrêter de procrastiner définitivement. Outre la méthode, tu y trouveras 47 solutions pratiques pour te mettre au boulot et ne plus reculer devant les tâches qui t'attendent.

Fight procrastination Sister! Et réalise tes projets #badass!

Claire

Notes:

[1] Selon les estimations du Dr Ferrari, professeur de psychologie spécialisé dans l'étude de la procrastination.
[2] Étude Statista réalisée en mars 2019 sur un panel représentatif de la population française.
[3] Procrastination and mental health coping: A brief report related to students, Ferrari, Joseph & Díaz-Morales, Juan, Individual Differences Research. 12, 2014. Étude réalisée sur les étudiants mais qui montre comment se manifestent les conséquences à long-terme de la procrastination: moins de positivité et absence d'expression de ses besoins et des émotions.
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